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Dénonçant le manque de personnel hospitalier, une femme raconte le calvaire de son mari « mort comme un chien » 

 

Voulant dénoncer le manque de personnel dans les hôpitaux, une femme raconte comment son mari est « mort comme un chien » aux urgences de l’hôpital de Rambouillet.

Plus de onze heures de calvaire

En direct sur le plateau de RMC, cette habitante des Yvelines raconte le calvaire : « Mon mari est resté onze heures aux urgences sans prise en charge. Ils l’ont retrouvé mort par terre comme un chien. » Se plaignant de douleurs dans le ventre et le dos, celui-ci était déjà venu la veille, avant de repartir chez lui. Sa femme raconte ensuite avoir demandé que son mari puisse aller à l’hôpital Mignot où son mari était déjà suivi par un cardiologue, mais pour des raisons administratives, l’hôpital de Rambouillet a refusé. La voix remplie d’émotion, Claudine continue : « Il y a même des gens qui voulaient lui laisser leur place, mais le personnel a dit : “Il attendra son tour, il attendra son tour…” Voilà ! Il a attendu son tour et il en est mort ! L’avoir laissé dans l’indifférence, le laisser mourir tout seul, c’est horrible ! » Elle n’apprendra la mort de son mari survenue à 0 h 05, par l’hôpital, qu’à 10 h du matin.

Les tragédies se multiplient

Cette affaire fait écho à plusieurs tragédies similaires. En effet, Ouest-France nous rapportait, le 6 mai 2022, l’histoire d’un homme souffrant d’une hémorragie digestive, décédé après avoir attendu 12 heures aux urgences du CHRU de Strasbourg. L’hémorragie digestive, « c’est quelque chose qu’on sait très bien soigner. Mais indéniablement, à force de retarder le début des soins à cause d’un manque de lits disponibles, cela crée une perte de chance pour le patient », avait déploré auprès de l’AFP Sébastien Harscoat, praticien hospitalier au service des urgences. « On en arrive à un point où on est constamment engorgés. On ne peut plus accueillir, et malgré nos alertes, rien ne se passe. »

L’hôpital public est plus que jamais à l’agonie. Exténués par la crise Covid, les réductions budgétaires et le manque de personnel, nos soignants sont à bout et n’ont plus la capacité de soigner dignement leurs patients. Dans ces conditions, il est encore plus difficile de comprendre l’obstination du gouvernement à vouloir continuer de priver les hôpitaux des soignants non vaccinés.

 

Image principale par Richard Revel de Pixabay

 

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